« Roua wa Ennajma » de Hafidha Karabibène
L’environnement expliqué aux enfants



Le Temps / Publié le 22/01/2010








   « Roua wa Ennajma » de Hafidha Karabibène fait partie de la collection de livres pour enfants de 6 à 8 ans
« les contes de Bent El Bahr ». Ecrite en arabe, la collection est constituée de six histoires mettant en scène des personnages d’enfants et leur relation avec la nature. Outre l’aspect divertissant et amusant, cette série de livres préconise aux enfants la sagesse et le bon sens à l’égard de leur environnement naturel.

    Leur présentation simple et agréable aidera à faire la joie des tout petits et les sensibilisera, sans aucun doute, aux problèmes liés à la protection de l’environnement et au respect de la nature.

    Hafidha Karabibène alias « Bent El Bahr » (Fille de la Mer) est la fille de l’éminent professeur et homme de théâtre, Hassen Karabibène, qui lui a prodigué la passion de la littérature. Très tôt, Hafidha s’initie à l’écriture. Elle commence à publier ses articles sur les pages des journaux et revues spécialisées. Mais très vite, elle s’intéresse au monde des enfants et fait paraître son premier recueil de nouvelles « Al-Tiflatou Intaharat » (La fillette se suicida), édité par la Maison Arabe du Livre en 1984.

    Le succès ne s’est pas fait attendre. La jeune écrivaine s’attaque en 1989 à une anthologie intitulée « Rasael la yahmilouha al barid » (Lettres non livrée par la poste). L’œuvre est plébiscitée par les professionnels et la critique ce qui lui vaut la reconnaissance et la considération dans le milieu littéraire. En effet, Hafidha Karabibène se distingue par un style à la fois sobre et piquant et une approche thématique qui trouve son inspiration de la vie sociale qu’elle présente sous un attirail de genres différents : tantôt lyrique, tantôt mélancolique, tantôt satirique qui titillent en chacun de nous son imagination et sa sensibilité. En 1993, elle publie « Fi Dhoulmat Ennour » (Dans l’obscurité de la lumière), suivi en 203 d’un roman « Douroub El Firar » et en 2006, un recueil de nouvelles « Ajmal El Fadha ih » (Les plus beau des scandales). Plusieurs distinctions sont venues consacrer un talent confirmé et une œuvre qui se respecte : Le prix Zoubeida Bchir, le prix Comar pour son roman « Douroub El Firar », et la plus distinguée de toutes les consécrations : le quatrième ordre de la médaille du mérite culturel. Ses livres on été traduits en France et en Chine et ont fait l’objet des thèses de recherches universitaires sans oublier que nombre de ses textes figurent dans les manuels scolaires.